À l'Assemblée Nationale

Je suis très fiere de vous annoncer ma nomination à la Présidence du groupe d’amitié France-Albanie, succédant à Madame Viviane le Dissez.

L’Albanie est un pays, par son histoire, ancienne et contemporaine, mais aussi par sa situation économique, politique, et ses ambitions, qui mérite d’être connu. 

Une volonté européenne

Bordée par la mer Adriatique, l’Albanie partage ses frontières avec la Grèce, la Macédoine (ARYM), le Kosovo et le Monténégro. Elle est au cœur de l’Europe, et souhaite désormais faire partie de l’Union Européenne. 

L’Albanie a conclu avec l’Union européenne un Accord de stabilisation et d’association, entré en vigueur en avril 2009, et a déposé une demande d’adhésion le même mois. Elle a obtenu, cinq ans plus tard, le statut de candidat à l’Union Européenne le 28 juin 2014.

Cette situation économique favorable fait de l’Albanie une candidate sérieuse à l’adhésion à l’Union Européenne.

Sur le plan politique, les résultats des dernières élections législatives de 2017 ont reconduit le Premier Ministre actuel, Monsieur EDI RAMI et vont dans le sens d’une volonté citoyenne vers l’adhésion à l’Union Européenne.  Depuis 2013 et l’arrivée au pouvoir du Parti socialiste d’Albanie (PSSh) et ses alliés (dont le Mouvement socialiste pour l’intégration et le Parti de l’Union pour les droits de l’homme) le Gouvernement multiplie les réformes demandées par l’Union Européenne.

 Aussi, nous aurons la charge avec mes collègues d’accompagner et de préparer cette future probable adhésion, qui, nous l’espérons, interviendra d’ici la fin de la législature.

 Nous aurons à discuter autour des conditions d’accès à l’UE, dans un contexte particulièrement difficile, suite au Brexit, et à échanger, avec les délégations de parlementaires albanais que nous rencontrerons, les principes d’adhésion et les modes d’entrée dans l’UE. Mais nous devrons également nous assurer que tous les critères d’adhésion seront bien respectés. 

De nombreux défis

Isolée pendant des années sous la domination du régime de Staline et de l’URSS, Il faut attendre 1985, après la mort du président Enver Hoxha pour que l'Albanie commence à s'ouvrir au monde extérieur.

Même si l’Albanie a depuis 1985 connu des situations difficiles et délicates, en raison de l'instabilité politique au niveau régional, et que la transition vers la démocratie a été longue et laborieuse (« crise des pyramides » en 1997 qui amena le pays au bord de la guerre civile), le pays s’est stabilisé ces dernières années, faisant de lui l’un des pays européens les plus prometteurs pour les prochaines années.

Le PIB nominal de l’Albanie s’établit à 11,5 Md EUR en 2016, pour une population d’environ 2,9 M d’habitants, soit un PIB par habitant de l’ordre de 4 000 EUR. Exprimé en standard de pouvoir d’achat, ce PIB par habitant est l’un des plus faibles des Balkans, estimé à 30 % de la moyenne européenne en 2014.

Toutefois, L’économie albanaise est engagée dans un processus de convergence économique et un ancrage toujours plus affirmé vers l’Union européenne.

Epargnée jusqu’alors par la crise (croissance moyenne de 3,3 % entre 2009 et 2011), l’Albanie est l’une des économies les plus dynamiques de la région. Après 2,6 % pour 2015, la croissance a atteint 3,4 % en 2016, tirée par les investissements étrangers dans le secteur de l’énergie et la hausse de la consommation interne.

Les efforts de consolidation budgétaire ont permis de corriger la courbe de trajectoire de la dette publique. Le secteur financier reste handicapé par un taux particulièrement élevé de créances douteuses. La poursuite des réformes structurelles est indispensable.

Certaines d’entre elles ont été réalisées (énergie, retraites, réforme territoriale), mais le climat des affaires reste à améliorer.

Aussi, le groupe d’amitié que j’ai l’honneur de présider aura pour ambition de réfléchir sur les orientations de la politique économiques ainsi que sur les réformes qui visent à transformer, moderniser et engager l’Albanie vers un système économique stable, détaché des phénomènes de corruption, qui ont fragilisés le pays. 

Quelques chiffres :

 Présentation du pays

Nom officiel : République d’Albanie

Nature du régime : République parlementaire

Président de la République : M. Ilir Meta (en fonctions depuis juillet 2017).

Premier ministre : M. Edi Rama (en fonctions depuis septembre 2013).

 

Données géographiques

Superficie : 28 748 km2

Capitale : Tirana

Villes principales : Durrës, Fier, Vlora, Elbasan, Shkodra, Korçë

Langue officielle : l’albanais

Monnaie : le lek (1 € = 140 lek)

Fête nationale : le 28 novembre

 

Données démographiques

Population : 2 880 000 h (Banque mondiale, 2016)

Densité : 100,1 hab/km

Croissance démographique : -0,2% (Banque mondiale, 2016)

Espérance de vie : 78 ans (Banque mondiale, 2016)

Taux d’alphabétisation : 98% (Banque mondiale, 2015)

Religions : musulmane (environ 65 %), orthodoxe (environ 20 %), catholique (environ 13 %)

Indice de développement humain : 0,764 en 2016 selon le PNUD (75ème rang mondial)

 

Données économiques

PIB : 11,5 Md EUR (Direction générale du Trésor - DGT, 2016)

PIB par habitant : 4 000 EUR (DGT, 2016)

Croissance : 3,4 % (DGT, 2016)

Chômage (au sens du BIT) : 15,2 % (DGT, 2016)

Inflation : 1,3 % (DGT, 2016)

Solde budgétaire : - 1,8% (DGT, 2016)

Solde de la balance commerciale : -24% du PIB (DGT, 2016)

Principaux clients : Italie, Kosovo, Espagne, Malte (DGT, 2016)

Principaux fournisseurs : Italie, chine, Turquie, Grèce (DGT, 2016)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

agriculture : 18,20 %

industrie : 25,80 %

services : 56 % (DGT)

 

Exportations de la France vers l’Albanie : 44,5 M EUR (DGT, 2016)

Importations françaises depuis l’Albanie : 79,6 M EUR (DGT, 2016)


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